Kaamelott integraal !

Vendredi 13 août 2010

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Qui se trouve dans le fauteuil dont on ne voit que le dos ?

Il faut tout de même montrer la table ronde et son conseil des ministres du passé!

Une fois oubliées l’overdose de sports ( tristounet le récent Autriche-Suisse ), une fois saluées les réapparitions d’humoristes ( « Les simpson » sur TSR2, un petit coucou surprise du multiple « François Silvant »), ( Cf Note 1, plus bas )une fois retenu l’intérêt des « Couleurs d’été », c’est pauvre, pas seulement sur la TSR, mais un peu partout : telle est en effet la télé l’été !

Butiner chez le voisin !

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Alexandre Astier : un véritable auteur de télévision, et polyvalent !

Rien de bien original à s’en aller butiner chez un grand voisin, M6, (Voir Note , encore plus bas) lors de ses longues soirées du samedi se déroulant de 20h30 à point d’heure après minuit, sa camelote autour du graal due à Alexandre Astier, scénariste, dialoguiste, réalisateur, acteur, co-producteur avec son principal partenaire et complice Jean-Yves Robin. Une bonne partie de ces six saisons présentées en six Livres depuis 2005 a flirté avec TSR 2 et même certaines télés régionales de Romandie.

Cinq heures de suite

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Un invité de marque, dit “Quest star” : Monsieur Christian Clavier

Plus de six cent modules de base, d’environ trois minutes et demi chacun, sont à disposition. De deux mille minutes, il est possible de tirer des versions de cent, deux cent minutes bâties autour de thèmes comme les « Guest stars », « Ivain et Gauvain », « Karadoc et Perceval » ou encore « Merlin ». Et toute liberté existe pour ne consommer ces longues soirées de cinq heures que par petites touches : pitonner ne nuit pas au plaisir de suivre quelques modules seulement qui se suffisent à eux-mêmes.

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Karadoc et Perceval

Une ressemblance avec le conseil fédéral ?

« Kaamelott » aura donné le plaisir du divertissement populaire d’assez haute qualité, fondé sur un humour qui sent bon l’absurde pourtant enraciné dans la légende du bon roi Arthur entouré de ses chevaliers autour d’une table ronde pour s’en aller conquérir le graal, dont certaines images offertes par wikipédia se retrouvent chez césar, oscar, goya ou autres quartz ! La multiplication des anachronismes, dans le langage, mais aussi les comportements, permet de découvrir les coulisses du pouvoir d’un conseil des ministres ou d’imaginer Guenièvre quittant la royale couche pour s’en aller tourner dans un film sous les ordres de Woody Allen : ainsi peut-on même en rajouter !

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Arthur entouré de quatre de ses ministres: un conseil fédéral alors uniquement masculin

Arthur - Sarkozy et Merlin – Fillion ?

Continuons : autant notre conseil fédéral oû chacun joue perso que le gouvernement français qui se contente d’exécuter les décisions de son président à géométrie variable, entre ouverture à gauche, féminine ou grand discours sécuritaire, placé sous les ordres d’un premier ministre dont il ne faut pas trop dire qu’il fait bonne figure dans les sondages, attirent beaucoup l’attention. Les ministres du bon roi Arthur font souvent actions ou réflexions très personnelles, en tous cas pas forcément collégiale. Le bon roi Arthur tient plus du Sarkozy d’ouverture, mais lui pas seulement verbale, que du rigide sécuritaire. Le bon Fillon doit avoir un petit côté Merlin pour plaire à Sarkozy. Après tout, « Kaamelott integraal » permet d’en rajouter en racontant aussi le pouvoir politique moderne et ses servants, mais lui au moins, avec humour, ironie, distance !

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Merlin-Fillion : aucune ressemblance physique, certes,
mais dans les rôles ?

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Note 1 : Hommage en passant à notre « Petit Silvant illustré »

Evidemment, avec ses deux mille minutes de courts sujets indépendants les uns des autres, chacun racontant une petite histoire en y insérant plusieurs gags oscillant entre le verbal et le visuel, M6 dispose d’un trésor de guerre, vendable à l’étranger, certes, mais aussi malléable pour ses propres programmes.

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François Silvant au festival de Montreux en 2007

La TSR n’a certes pas autant de moyens. Mais avec les multiples personnages de François Silvant, elle dispose d’un confortable capital qui pourrait être utilisé peut-être même en tentant des regroupements autour de plusieurs variations du personnage.

Toujours est-il que devant la richesse de « Kaamelott », de « Petit Silvant illustré », « Tous Ego en été » ne tient pas le coup devant son décor de théâtre avec un couple qui récite un texte plutôt qu’il lui donne vie en se lançant quelques vannes pour en terminer avec une encore en guise de chute. Mais comme l’heure est d’écrire ce qui plait en ces semaines, n’en disons pas plus d’un réel et décevant échec.


Note 2 : Les fenêtres publicitaires de M6 ouvertes sur la Suisse romande

Grâce aux fenêtres publicitaires tendues par M6 vers la Suisse romande, avec la complicité de grands annonceurs de notre pays, y compris de régies où la
Confédération est encore majoritaire, des millions d’euros annuels franchissent la frontière pour Paris. Très indirectement, nous sommes tous co-producteurs de «Kaamelott».

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Pas rancunière la TSR : M6 lui pique des recettes publicitaires en faisant entrer par sa fenêtre de fructueuses recettes sans partage. La boutique TSR vend l’intégraale de Kaamelott pour presque 250 balles, bénéfice partagé ?

Attirer les annonceurs suisses avec ce genre de fenêtre, ce qui existe depuis longtemps en Suisse alémanique, n’en revient pas moins à effectuer un prélèvement sur le marché national des investissements publicitaires. Il se pourrait que cela finisse par se compter en millions.

Qui est privé de recettes par cette fenêtre publicitaire qui n’apporte strictement rien au spectateur ? Assurément, la SSR par la RTS, mais aussi les chaînes privées commerciales, ou les radios qui osent accueillir la publicité. Les quotidiens risquent bien aussi de voir ainsi des campagnes générales les oublier.

Or, il n’y a pas grand monde pour s’interroger sur cette forme de concurrence pas très loyale mais assurément très capitaliste. Un seul ou presque a tenté de se battre contre cette pompe à finance, Gilles Marchand, le directeur de la TSR devenu patron de la RTS. Presque pas soutenu, à l’exception de quelques lignes signées de défenseurs de la culture. Un front commun télévisions publiques et privées, de radios privées, de presse écrite quotidienne et à rythme moins fréquent aurait peut-être obtenu gain de cause.

Telle est la télé l’été (2)

Vendredi 6 août 2010

Sur 75 minutes, soixante pour le consommateur!

Pub, météo régionale, pub, au troisième top il sera 19 :00 :00, « Couleurs l’été », pub, promo TV, sponsoring puis re-météo, pub, « Tous EGO en vacances » ( hélas, vraiment d’une robuste platitude), promo radio, pub, sponsoring tv, promo au troisième top il sera exactement 19 :30 :00, et le monde va se déformer génériquement durant trente minutes, promo, pub, re-re-météo, pub et ouf, « Temps présent » ou autre émission de créativité TSR. Il était temps!
Sur septante-cinq minutes, en voici quarante-cinq (le 60 %) en émissions diverses et trente en pub et promos (le 40 %). Le consommateur est bien servi, y compris par le «19 :30» aux sujets multiples certes moins nombreux donc moins courts qu’il y a quelques années. Mais un sujet de moins de deux minutes, ce n’est pas tellement plus qu’une photo légendée de mille signes par une amorce de développement sans signature. C’est pareil ailleurs et pire chez les commerciales généralistes étrangères.

Réjouissante « Couleurs d’été »

Dans cet espace avec cible modeste, on doit se réjouir de la qualité de ces « Couleurs d’été ». En un peu plus d’un quart d’heure, on aborde sous plusieurs angles un sujet qui finit, presque chaque fois, par nous apprendre quelque chose sur une région, une localité, une institution. La couleur estivale dès lors se pare de vertus moins pâles que les locales habituelles.

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Au milieu, un arbre comme appui.

A gauche, Raphaèle Tschoumy. A droite, Tania Chytil

Charmantes et souriantes

Les deux présentatrices, Raphaèle Tschoumy et Tania Chytil alternativement, sont femmes charmantes, élégantes, au verbe aisé, insistantes si nécessaire ( la chimie à Monthey n’est pas que beauté environnementale ). Ces deux sourires prêt à virer au rire ne sont pas seulement de circonstance. Ils sont indispensables pour assurer l’unité de cette forme d’émission, passant de très brèves informations introductives à plusieurs entretiens prolongés par des documents préparés à l’avance, y compris après recherche dans les archives. En un quart d’heure avec une demi-douzaine d’angles d’approches liés les uns aux autres, on finit par apprendre au moins un petit quelque chose presque chaque fois.

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Presque chaque fois un ce petit quelque chose

Le parc naturel est du Chasseral est le plus grand de Suisse. Le zoo du bois du petit Château à la Chaux-de-Fonds est gratuit. Crans-Montana va se développer sans les « pipeules » d’hier. La vie culturelle de Monthey n’est pas étouffée par l’environnement chimique. Il paraît que les genevois savent enfin, depuis l’Expo 02, oû se trouve Yverdon. Après sa retraite de sportif de niveau mondial, Didier Cuche ne reprendra pas son ancien métier ( il faut oser poser aussi de très mauvaises questions). Pourquoi diable associer à une petite ville une minorité de jeunes qui s’ennuient en traînant aux alentours de la gare? Une invitée peut profiter de l’occasion pour protester contre ce genre de reportage, dans la ville même d’où viennent sept ados qui font un tabac dans les quatre films de « Romans d’ados” sans pour autant affirmer que tout est et était pour le mieux dans le meilleur des mondes !

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Devinez qui est-il !

Le pouvoir des régions vers la direction centrale de Genève

A quoi d’autre peut-on attribuer la réussite de cette version estivale de « Couleurs locales » ? L’accumulation d’informations se situe dans les programmes des chaînes cantonales ou régionales désormais mieux financés. On peut lire au générique que la direction de l’opération est entre les mains de la rédaction centrale de l’information à Genève. Les bureaux cantonaux sont certes mentionnés comme partenaires. Ce sont eux qui fournissent les sujets insérés dans la rencontre en direct. Les présentatrices sont vraiment importantes pour cette réussite. On assiste ainsi à la confirmation d’un déplacement du pouvoir des régions vers la rédaction centrale qui les prend à leur service. Tendance il y a, peut-être, aussi, vers une sorte de centralisme rhodano-lémanique qui tient aux personnes au détriment de Fribourg et de l’arc jurassien dès le Nord vaudois.

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C’est la semaine des compliments : une excellente reprise d’une toute autant

excellente mini-série, “Dans mon cinéma” - Nathalie Baye et Dominique Warluzel

Tendance à la centralisation

Dans l’organisation structurelle de la SSR-SRG, les régions possédaient hier un certain pouvoir placé dans les mains de conseils d’administration. En profitant d’une révision statutaire, une partie de ce pouvoir a été dirigé vers Berne. Une compensation fut accordée aux régions sous forme du droit de proposer des idées générales sur les programmes, plus enrichir le petit sucre qui permettait de parler longtemps après leur apparition des émissions passées à l’antenne. Voici qui va permettre à ces .c…. des SRT de se mêler de ce qui ne les regarde pas, comme parfois on le signifiait amicalement dans les coulisses de la TSR ( de la radio, peut-être aussi, mais faute de fréquenter ces couloirs, je n’affirme rien !).

Les fusions régionales en Suisse romande et alémanique placent ou replacent deux médias et les nouveaux sous une même direction. C’est aussi une tendance centralisatrice pas forcément néfaste. Les bureaux cantonaux de la TSR perdent leur pouvoir de décision :le choix des sujets ne dépendent plus d’eux. Ils travaillent à la commande. Certes, les télévisions locales sont à l’œuvre avec désormais plus d’efficacité qu’auparavant. Mais sait-on mieux à Genève qu’à Délémont, Fribourg ou Neuchâtel ce qui compte les jurassiens de deux bords, les fribourgeois de deux langues et les neuchâtelois du lac et des montagnes ? Ce n’est d’ailleurs pas incompatible avec ce qui intéresse les romands.

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Abstrait, le logo de “Nouvo”, le bébé de Rappaz,

Le beau bébé de Rappaz

« Nouvo », c’est le beau bébé de Rappaz. Le père des bureaux cantonaux n’est plus là pour les couver. Dans les TJ, l’apport de « Nouvo » est plus fréquemment cité que celui de ces bureaux. Dans les « TJ, on fait parfois mention de renvois vers des développements sur internet et bientôt vers les portables si mignons. A-t-on souvent permis aux bureaux cantonaux de s’installer sur les différents sites ?

Le centralisme triomphe. Ce n’est pas forcément un mal. C’est même parfois bien. Surtout s’il conduit à confectionner “Couleurs d’été” !

Les Simpson

Vendredi 30 juillet 2010

Après le tennis, le football, le cyclisme, les motorisés, les vuvuzélas, voici l’athlétisme, etc: quatre-vingt jours l’an sur France Télévisions, à répartir sur France 2, 3, 4 et 5, sans oublier la concurrence de Fr1 et M6. Il doit y en avoir autant sur la TSR, à répartir entre la 1 et la 2. Envahissants spectacles. Parfois longuets. Trop !A dire vrai, l’offre estivale est un peu partout moins substantielle. Plutôt que de « râler », mieux vaut saluer prochainement les bonnes surprises, comme des « Couleurs d’été » de bien belle saveur. Et illico sourire avec “Les Simpson”

Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie

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C’est pas beau, ni le dessin, ni les couleurs plates!
Mais qu’importe, c’est savoureux ( Photos TSR)

(Re)voici sur TSR 2 la saison 1 des Simpson, au hasard de quelques 20h00 libres de sports. Délicieux ! Il y a ces couleurs criardes pour corps jaunes et couvre-chef bleu géant, en surfaces homogènes et plates, ces traits fermes pour une adorable famille difforme, tous les mêmes yeux, sauf le chat, des voix bien typées en version française fort bien faite : un charme réel surgit de ces laideurs bien entendu volontaires.

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La famille au complet : “les mêmes yeux sauf le chat”

Exquis parents qui, lors d’une absence, préparent pour leurs rejetons un petit déjeuner suffisamment garni pour qu’il ne mette pas un terme partiel à leur surcharge pondérale. Délicieux Bart qui expédie à la tête de son paternel quelque objet qui devrait lui faire mal et qui déplore que celui-ci ne soit même pas capable de dire « ouille ». Egoïste Homer qui ne sait choisir de cadeaux que ceux qu’il a envie qu’on lui offre ! Tentée Barge presque séduite par l’élégant Jacques quitté juste à temps pour rejoindre son mari dans le lit conjugal provisoirement à moitié occupé…

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La vie de famille: Homer et Bart

Il y a encore quelques Helvètes qui accomplissent des cours de plus en plus inutiles de répétition parfois Outre-Sarine. L’un d’eux prit temps d’y voir ces Simpson sur la télévision suisse alémanique. Il en eut la berlue : la famille d’Homer Springfield affublée de l’équivalent du logo rouge de la mise en garde. Vraiment ?! Incroyable : il faudrait se protéger contre cette satire du mode de vie américain concoctée par Matt Groening depuis 1989. Bien étrange différence de sensibilité de part et d’autre de la Sarine !

Telle est la télé l’été

Vendredi 23 juillet 2010

Souvenez-vous : il y a quelques années encore, le téléspectateur se faisait souhaiter de « bonnes vacances » durant plus de deux mois. Avec insistance, les présentateurs, animateurs et autres gens d’antenne qui prenaient les leurs pensaient que le monde tournait à leur rythme. C’en était presque indécent !

Cela se produit moins souvent : résultats de remarques internes ? Les programmes, s’ils sont allégés, tentent des ouvertures plus ou moins réussies vers quelques formes inhabituelles.Il peut même se produire d’agréables surprises, entre 19h00 et 20h30. Des reprises bien emballées côtoient des innovations timides. La TSR n’a pas les moyens financiers de fabriquer des produits maison durant cinquante-deux semaines.

« A bon entendeur » durant l’été

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Dans la caravane qui sert de cuisine estivale à “A bon entendeur”,
on se marre !

Dans une caravane, on a installé de quoi permettre à une souriante cheffe, Annick Jeanmairet, de quoi concocter d’exquis petits plats, associée à un maladroit marmiton, Luc Mariot : succulent ! On pose la caravane chaque semaine sur un des marchés de Romandie. Une petite sortie ou deux permettent de saisir des bouts d’architecture locale ou de voir quelques têtes locales, d’en faire parler une ou deux avec l’accent. On envoie aussi un sujet selon les normes traditionnelles. En haute saison télévisuelle, l’émission hebdomadaire dure environ une heure. A marée basse estivale, sa durée s’installe entre quarante et cinquante minutes. La caravane qui se déplace permet peut-être de rester dans les limites du budget annuel. On fait un peu de change pour le public dont il serait intéressant de connaître le degré de fidélité.

Les casques pour cyclistes

Intéressante le sujet développé lors du passage à Neuchâtel (20.07.10) : les casques pour cyclistes, assez bon révélateur du travail en profondeur opéré par les équipes qui gravitent autour de Manuelle Pernoud. Exposé du problème, information sur la nature du test, résultats des tests, observations de spécialistes, bribes de commentaires, tout s’y trouve comme d’habitude. L’émission presque hebdomadaire recueille régulièrement une belle part d’audience. Des romands ont l’occasion de prouver qu’ils sont des consommateurs devenus citoyens à l’esprit critique. Manque tout de même une preuve qui permettrait de savoir sur le long terme si l’impact de « A bon entendeur » existe vraiment.

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Quand la présentatrice et productrice, la souriante Manuelle Pernoud en vert écolo, est là, on se marre un peu moins dans la cuisine

Que retient-on des tests ?

Les tests, c’est bien : il y a une liste de ceux qui ratent l’examen, de ceux qui sont brillants, d’autres qui entrent dans la moyenne. Qui a le temps de retenir ces conseils qui permettent à un même vendeur, un chaîne puissante par exemple, de se faire gronder pour l’un et féliciter pour l’autre. Dispose-t-on d’une observation statistique qui mesurerait l’impact sur le long terme de « A bon entendeur ». L’information orale qui affirme qu’une population dans laquelle les deux tiers des enfants portent un casque connaît beaucoup moins d’accidents qu’une autre où le port de casques par les enfants se limite au tiers est importante ; plus que les résultats vite oubliés de tests, que l’on peut il est vrai retrouver sur internet parmi de riches archives.

« Tous égo en vacances », souvenir de « Scénes de ménage »

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C’est pas ou plus le grand amour sur les visages. Monsieur et Madame Tous Ego viennent-ils de voir Suisse-Honduras ?

Autre exemple : a disparu de l’antenne « Scènes de ménage », le reflet snob du genre lac de Genève de Martina Chyba, brillante présentatrice. Ses fidèles doivent la regretter. Alors, on leur offre une nostalgique fleur programmatique. Liberté lui a été donnée de construire une mini-série de courts sujets, deux minutes par jour, pour permettre de passer un été « Tous Ego en vacances». Les deux acteurs trouvaient bien leur place dans «Scènes de ménage ». Les textes estivaux doivent se terminer par une chute : le gag est souvent plat. Pour éviter des frais, l’émission est enregistrée en studio, le décor incrusté dans l’image par un artifice technique. Peu d’animation sur la toile de fond. Une idée habilement minimaliste reste coincée derrière la rampe. Dommage.