D’herbe et d’or: «Rome» ne s’est pas fait en «24 heures»
Vendredi, novembre 28th, 2008
«Weeds» en herbe, «Deadwood» et la rage de l’or: la TSR rend son culte nocturne depuis quelques semaines à quatre séries américaines impertinentes et provocantes qui finissent par pointer les pires saloperies et violences du monde avec de grinçants excès!
Weeds: Magnifique générique! Dans la petite ville d’Agrestic, une veuve pas triste voire même joyeuse subvient aux besoins de sa petite famille en organisant un fructueux commerce d’herbe euphorisante. La version française charrie un vocabulaire que l’on attribuait hier aux charretiers. Tous ou presque dans le même sac : il ne reste plus que l’excès. A ne pas trop savoir qu’en penser! (TSR1 – lundis soirs, saison 2- inédite – vers 22h30)

Nancy Botwim (Marie-Louise Parker noiraude) se livre-t-elle à son petit commerce dans un vrai commerce ? En tous cas, son herbe intégrée à d’appétissantes confiseries lui permet de faire vivre sa famille après son veuvage. Elle-même est fortement dépendante .. du café ! (Photo TSR)
Deadwood : Le meilleur western de ces dix dernières années, cinéma et télévision confondus. La naissance d’une nation dans l’anarchie. Le fièvre de l’or et derrière elle, celle de l’argent qui monte en puissance. Des personnages réels mêlés à d’autres de pure fiction. Un univers de violence, mais des sentiments contradictoires, des idéalistes généreux (le toubib, Calamity Jane) et beaucoup de belles brutes qui font et savent souffrir ( TSR 1 – lundis soirs, saison 3 – inédite – vers 23h00).

Cette image permet d’observer un arrière plan très animé, bien représentatif de la richesse spectaculaire de certaines séquences. A se demander ce qu’il en restera quand le multimédia l’enverra sur un portable.(Photo TSR)
Rome: César et sa légion, les sénateurs et leurs légions, les esclaves, les orgies, des femmes pas si soumises que çà, et qui souvent intriguent, des décors magnifiques, des costumes somptueux: une belle leçon d’Histoire ( TSR 1 – mercredis, saison 1- inédite – vers 23h00 )

Les sénateurs en “uniforme” dans un élan unanime d’applaudissements. Cela pourrait bien se passer avant que César ne revienne à Rome (Photo TSR)
24 heures chrono: le temps contracté, sur un jour pour des histoires qui dureraient des semaines. Jack de retour arrivera à la vingt-quatrième heure, malgré tout les dangers qu’on lui fait courir, y compris en famille ambiguë. Le temps presse, il faut faire parler ceux qui savent: dans la torture, on s’y entend! Trop? Le début de la lassitude par excès d’excès (TSR 1 – dimanche soirs – deux par deux – début un peu avant 23 heures ).

Photo de famille en escadrille, Jack en première ligne. A sa gauche, le président des USA et ses proches. A gauche sur la photo, une partie de l’équipe de la celllule. (PhotoTSR)
Quatre fois TSR 1; quatre débuts tardifs, à transformer le «sériophile» en oiseau de nuit. Pas pour qui se lève tôt le matin! On serine à nos oreilles le multimédia: de ces séries, il n’existe qu’un seul passage nocturne. Il faudrait apprendre à charger ces séries sur internet ou s’offrir de coûteux coffrets en boutique où ne règne pas le logo rouge plus ou moins hypocrite!







