Archive pour avril, 2008

Quand la télévision «garbanise» à l’«Infrarouge»!

Mardi, avril 29th, 2008

DEPUIS MARDI 22 AVRIL 2008 à 16H00: Quand la télévision «garbanise» à l’ «Infrarouge»!

A V E R T I S S E M E N T, le 29 avril 2008 en fin d’après-midi

Les lignes qui suivent étaient écrites le vendredi 25 avril 2008, donc avant les élections communales. Une relecture de ce jour conduit à n’y rien changer, sauf la toute dernière ligne qui évoquait l’illustration!

Pourquoi cette parution tardive? Je tenais à illustrer ce texte avec des dessins de Mix&Remix. Ces dessins sont maintenant disponibles sur le site d’Infrarouge.

Fyly

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22 avril : 16h00 - Sur internet

16h00: arrive par mail la lettre d’ »infrarouge » consacrée à l’émission du jour: «Le politiciens doivent-ils être des saints» titre aguicheur une fois de plus. On aurait pu titrer «L’affaire Garbani». Le red en chef de L’Express y participe: visite à son blog.

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D’un site à l’autre, les liens sont nombreux. Me voici sur TSR.CH, rubrique «Infrarouge»: beaucoup d’opinions en vrac, orthographe assez souvent malmenée. Comme toujours dans un forum ouvert, tout est dans tout et réciproquement. Pas tellement de nuances! C’est plutôt du «pour» et du «contre», dans l’esprit d’«Infrarouge» qui organise son spectacle fait d’oppositions. D’un lien à l’autre, on se retrouve sans bien savoir comment sur le site du «Matin», partie prenante de toute démarche de pipolisation en Suisse romande. Même remarque que pour le forum d’«Infrarouge»: du «pour» et du «contre», nuances toujours rares, nombreuses interventions peu intéressantes. (Pas trouvé celle de Claude Frey!).

18h30: Le sens des nuances

Il est temps d’aller à la Fac des Lettres à l’invitation de «Passion-cinéma» et de l’«Eren» pour une conférence-débat autour de la question «Les images sont-elles la cause de l’augmentation supposée de la violence chez les jeunes?». Nonante minutes de remarques nuancées, à la fois vers le oui et vers le non à des degrés divers. Mais des arguments! Retenu au moins une remarque: on peut tout montrer et tout voir, à condition ensuite d’en parler. Mais comment respecte-t-on cette condition? Le diffuseur facilite-t-il le dialogue ne serait-ce que par sa manière de présenter un produit souvent aussi commercial. Les invités sont alignés l’un à côté de l’autre et les questions du public ne sont pas préparées. Esprit du débat à l’opposé de celui d’«Infrarouge»; c’est pourtant fort intéressant.

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22h30: peu de «sainteté»; beaucoup de vie privée!

Pas beaucoup entendu parler de la sainteté des politiciennes. Cela tourne d’abord autour de «Oui, il fallait parler de l’affaire Garbani» (Me Poncet) et «Non, il ne fallait pas» (Mme Suzette Sandoz). Les autres invités, pour le Oui ou le Non, sont à égalité numérique. On glisse vers la presse écrite. Fallait-il rendre publique la vie privée actuellement douloureuse de Mme Garbani? En cours de débat, certains accusent L’Express de son silence alors que d’autres apprécient l’intervention du «Temps» qui a relaté les faits.

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Pas de place, dans cette structure de débat, pour les nuances. La vie privée fait recette: audimat au-dessus de la moyenne. Aucune agression verbale des participants contre Mme Garbani. Par contre, certains SMS n’y vont pas de main morte!

Fallait-il organiser, à chaud, en fin de campagne électorale, un débat télévisé qui touche une candidate, au risque d’influencer des prises de position même si les votes par correspondance sont nombreux à être rentrés? On se pose la question de la presse écrite. Silence complet sur la radio et la télévision! Donc tout est permis aux généralistes de service public? La télévision a fait semblant de répondre à une question générale. Il n’y avait pas d’urgence, sauf de faire un bel audimat. Ce qui fut donc fait!

Mercredi 23 dès 07h00: prise de notes

Devant le clavier de mon ordi: cinq mille signes, utilisables pour ce qui précède et ce qui suit. Avec le «Pour;Contre», beaucoup de questions vont rester sans réponses. Le silence a donc été rompu à propos de la vie privée de Valérie Garbani qui occupe actuellement une fonction élective publique. On cite l’existence d’un politicien de droite qui répandit certains documents tous azimuts, sans même dire à quel parti il appartient. Suivez mon regard!

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François Lachat, qui eut à souffrir de la rumeur médiatique parle d’un journal, sans dire son nom, mais sa représentante, Ariane Dayer, défend sa nouvelle boutique, «Le matin». On apprend que l’auteur de la fuite, issu de la police, a été trouvé: on ne dit rien sur le pourquoi d’une faute professionnelle.

Hier soir, pendant le direct/différé, pas lu beaucoup de SMS qui semblent bien respecter le «Pour;Contre». Il faudra peut-être revoir l’émission sur le site de la TSR. Encore nonante minutes à consacrer à ce sujet? J’hésite!

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11h00: aveu personnel!

Description d’une position personnelle. Depuis quinze ans au moins, je n’ai jamais, lors d’une élection, voté pour un (ou une) candidat(e) qui risquait de cumuler deux mandats professionnels rémunérés à plein temps. Plus loin dans le temps, je ne me souviens pas!. Quel rôle joue dans «L’affaire Garbani» le double mandat de trois ans? Malgré son récent échec au national, je ne voulais pas voter pour elle aux communales. Le crainte qu’une curée se déchaîne contre elle, qu’on entende des leçons de morale bien senties m’a conduit à mettre son nom sur ma liste manuscrite qui comporte quatre autres noms!

Jeudi 24 , 22h00 : «print» envoyé

Rédaction puis envoi au journal de la version qui paraît en page «Horizons» le samedi 26 avril 2008.

Vendredi 25, dès 08h00: nouvelle vision d’«Infrarouge»

Visite sur le site de la tsr pour refaire une vision entière de l’ «Infrarouge» de mardi, en particulier pour lire les SMS que je n’étais pas arrivé à suivre. L’occasion aussi de compter quelques éléments, parfois montre en main et de mettre des coches sur papier!.

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L’émission se compose de deux parties assez différentes. La première concerne à chaque phrase ou presque Valérie Garbani. La seconde, à partir du rappel de «L’affaire François Lachat», amorce une timide généralisation, celle annoncée par le titre de l’émission, mais bien évidemment, «Valérie» reste présente.

Compté le nombre de fois où l’on parle soit de «Valérie Garbani» soit seulement de «Valérie»! Frappant, ce recours au seul prénom, habitude fréquente dans les médias audiovisuels. On frôle la cinquantaine. Et je n’ai pas pensé à cocher chaque fois qu’il était question d’elle par recours à «elle» ou expression équivalente. On pourrait bien dépasser cette cinquantaine. A la télévision, on peut montrer des images, y compris celles qui sont projetées sur un écran dans le studio d’enregistrement: vu pas loin de deux dizaines d’images de Mme Garbani. (Tiens, curieux, d’écrire, tout de même naturellement, de temps en temps «Mme Garbani»).

Compté une douzaine de dessins de Mix&remix, pris à parti par un SMS lui reprochant d’être antiféministe – mais bien entendu, le dessinateur ne l’apprendra qu’en revoyant l’émission si tant est qu’il la regarde telle qu’elle passe à l’antenne.

Tenté de classer les SMS en «Pour» elle, «Contre» elle et «Indépendants» d’elle: une vingtaine de «Pour», une vingtaine de «Contre» et en gros une demi-douzaine d’«Indépendants». Que cela veut-il dire? Que les rédacteurs de SMS forment deux camps égaux? Non! Il serait d’abord intéressant de savoir combien de SMS sont parvenus à la TSR pendant d’émission. On ne donne pas cette indication, moyen indirect de jauger l’intérêt lié au sujet. Les SMS balancés à l’antenne sont-ils un bon reflet de l’ensemble des SMS reçus? Rien ne permet de l’affirmer. Mais c’est une indication sur la qualité du travail de celui ou celle qui a pour mission de choisir les messages glissés à l’antenne, en respectant peut-être une consigne d’équilibre. Ces SMS sont là pour amuser et permettre de parler d’interactivité!!! Passons!

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Cet «Infrarouge» aura eu tout de même le mérite de se dérouler sans crépage de chignon et d’offrir deux interventions extérieures d’une grande dignité et d’une belle franchise ( MM. Studer et Lachat). Il y eut même des moments d’humour (la cravate de Jean Studer et la non-cravate de Zendali – une chambre à coucher de politicien ou politicienne!). L’humour visite rarement «Infrarouge» trop concentré sur le conflit entre le «Pour» et le «Contre».

A noter enfin des moments d’émotion juste quand la majorité des invités sur le plateau et en duplex parle de Valérie Garbani et de son mal de vivre, victime de violences domestiques en privé, avec amitié, compassion, en «bonnes pensées» pour la soutenir dans sa lutte contre ses démons.

Vendredi 25 avril 2008 vers 15h00

Transmission à la rédaction de cette version développée pour mise en ligne sur le blog RETINES, avec comme illustrations, des dessins de la semaine de Mix&Remix.

FYLY

Mardi 22.04.08 de 16h00 à 23.30

Lundi, avril 28th, 2008

16h00: arrive par mail la lettre d’ «infrarouge» consacrée à l’émission du jour: «Le politiciens doivent-ils être des saints» titre aguicheur une fois de plus. On aurait pu titrer «L’affaire Garbani». Le red en chef de L’Express y participe: visite à son blog.

On est sur la toile, les liens existent : voici le forum d’ «infrarouge» puis le site du Matin, partie prenante de toute opération de pipolisation. Beaucoup d’opinions en vrac, qui frôlent souvent pour ou contre Mme Garbani!

18h30: il est temps d’aller à la Fac des Lettres à l’invitation de «Passion-cinéma» et de l’ «Eren» pour une conférence-débat autour de la question «Les images sont-elles la cause de l’augmentation supposée de la violence chez les jeunes?». Nonante minutes de remarques nuancées, à la fois vers le oui et vers le non à des degrés divers. Mais des arguments! Les invités sont alignés l’un à côté de l’autre et les questions du public ne sont pas préparées. A l’opposé « Infrarouge»!

22h30: Pas beaucoup entendu parler de la sainteté des politiciennes. Cela tourne en Oui, il fallait parler de l’affaire Garbani (Me Poncet) et Non, il ne fallait pas (Mme Suzette Sandoz). Les autres invités, pour le Oui ou le Non, sont à égalité numérique. On glisse vers la presse écrite. Fallait-il rendre publique la vie privée actuellement douloureuse de Mme Garbani? En cours de débat, certains accusent L’Express de son silence alors que d’autres apprécient l’intervention du «Temps» qui a relaté les faits.

Pas de place, dans cette structure de débat, pour les nuances. La vie privée fait recette: audimat au-dessus de la moyenne. Aucune agression verbale des participants contre Mme Garbani. Par contre, certains SMS n’y vont pas de main morte!

Fallait-il organiser, à chaud, en fin de campagne électorale, un débat télévisé qui touche une candidate, au risque d’influencer des prises de position même si les votes par correspondance sont nombreux à être rentrés? On se pose la question de la presse écrite. Silence complet sur la radio et la télévision! Donc tout est permis aux généralistes de service public? La télévision a fait semblant de répondre à une question générale. Il n’y avait pas d’urgence, sauf de faire un bel audimat. Ce qui fut donc fait!

FYLY 

La semaine de l’intégration: «Nous autres»

Samedi, avril 19th, 2008

«Nous autres»? Bonne idée nationale ambitieuse, donc pas banal. Réalisations régionales séparées. Des choses intéressantes, d’autres moins: normal!

Une intégration réussie repose sur la diversité culturelle, source de richesse mais aussi de conflits, qui devrait exclure le populisme xénophobe et la xénophilie irréfléchie. Une évidence, dans un pays où la population à étrangère représente le 20% de la population? Sous le titre la SSR vient d’organiser du 7 au 13 avril 2008 sur toutes les chaînes de radio et de télévision de service public une sorte de semaine thématique.

Au moins un texte commun !

Difficile, dans un pays qui compte trois régions linguistiques (et quatre langues avec le romanche) de partager les mêmes valeurs, les mêmes informations, les mêmes spectacles. Combien d’émissions unitaires nationales sur nos petits écrans? Le premier août, quelques élections de miss ou remises de prix, qui ne provoquent guère d’enthousiasme! La SSR a donc défini un but commun. Mais chaque entreprise aura concocté son propre programme. Un document de promotion signale cinq émissions par programme: pas une seule qui passe sur deux canaux! Une exception: un texte d’Armin Walpen, le PDG de la SSR, le même dans les quatre langues. Difficile, l’intégration à l’interne!

Trêve d’ironie lucide à l’égard du mur des langues. La Suisse trouvera son unité linguistique quand nous parlerons tous anglais. Mais l’effort de la SSR est parfaitement louable dans son principe. Il mériterait même d’être mis en place plus souvent ! Survolons la diversité à travers quelques exemples cueillis sur grand et petit écrans et sur internet.

Une concierge qui la « ramène »…

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Une rue, 22 nationalités à Lucerne… et une concierge
pour jouer le choeur antique à elle seule (TSR 2 - lundi 7 avril 2008)

Adaptation d’un document alémanique, «Une rue, 22 nationalités et une concierge suisse» (lundi 07.04.08) pétille avec subtilité de convergences et de contradictions observées à Lucerne. Savoureuse, la concierge vraiment pipelette, qui la ramène avec régularité! Métiers, amitiés, méfiances, élans, rejets alternent dans un bon rythme spectaculaire oscillant entre le sourire et l’émotion, la colère et l’adhésion. Un document de fort bon niveau!

Un olivier à tronc géant enraciné

Démarche encore hésitante mais prometteuse de (13 avril) sur le sentier unitaire, avec une française à Genève, un allemand à Zürich, un italien à Lugano, collaborateurs de la SSR, interrogeant des Suisses sur nos attitude à l’égard de leurs compatriotes. Recours fait à Zürich au micro-trottoir qui ne dit finalement que ce que le monteur choisit de dire, en faisant passer le document pour une tranche de vie: comme d’habitude, sans le moindre intérêt autre que d’amuser durant quelques minutes sur l’opinion de la rue qui remplace le café du commerce! Très belle idée du collaborateur de la TSI qui s’adresse à un olivier à tronc géant, racines intégrées en plein champ helvétique, qui sera finalement déplacé sur le pont d’une camionnette. Discours original et fort jolie fable!

Une phrase par ci, une phrase par là !

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Commenter des histoires d’amour avec des petits suisses se fait même en chanson, sans traductions des paroles (Un amour du petit suisse / Temps Présent - jeudi 10 avril 2008)

Sous le titre , «Temps présent» (jeudi 10 ), en trente minutes, demande à des étrangères et étrangers ce qu’ils pensent des Suisses souvent proches d’eux, amis, amants, compagnons, conjoints, sur différents thèmes qui forment des amorces de chapitres. Une phrase de l’une suit une phrase de l’un, et ainsi de suite. Il y a donc volonté de fabriquer un discours avec des éléments épars. Ce n’est donc pas du micro-trottoir; heureusement! Mais au final, il manque un solide fil rouge d’autant plus que certaines déclarations prennent la forme d’un chant dont on renonce à donner les paroles en sous-titres ce qui crée des vides dans l’exposé. La distraction prend ainsi un peu le dessus sur l’information sociologique.

Dans une classe d’accueil de Lausanne…

Retrouvé quelques visages apparus dans le TP sur le site «vivreici.ch». Rencontré, au cours d’une promenade, en passant pas «Découverte» puis «e-média» et encore quelques méandres – pas facile de se promener sur internet sans boussole ou sans bien savoir utiliser les équivalences! - <Ici et ailleurs> une mini-série de cinq fois sept minutes qui offre quelques lointaines similitudes avec le sujet de «Temps présent». Dans une classe d’accueil de Lausanne, autour de leur animatrice, onze étrangers de douze à quinze ans apprennent le français et bien d’autres choses, avant de rejoindre une classe traditionnelle qui leur permettra de poursuivre une forme d’intégration scolaire efficace ouvrant sur une formation de plus longue durée. Cinq fois cinq/six minutes sur un même sujet, avec description d’activité, question/réponse, silence et musique liée à un pays lointain. A se dire que, remonté en une document d’une trentaine de minutes, si ce modeste produit présenté discrètement deux fois par jour sur TSR 2 ne serait finalement pas plus intéressant que le TP.

FYLY

Programmation de la documentation

Samedi, avril 12th, 2008

On en arrive à oublier trop souvent ce que se passe dans le domaine de la documentation, surtout si elle se fonde sur une démarche de créativité, à travers le regard d’un auteur. Il faut reconnaître à la TSR qu’elle fait un excellent travail et pour ses achats et dans le choix des co-productions.

Les exigences de l’audimat sont telles que TSR 1 se doit d’atteindre le plus souvent possible des parts de marché proche de trente pourcent. Un goût personnel pour la fiction pousse à attirer l’attention sur un certain nombre d’émissions qui (me) séduisent. Il en va ainsi de ces séries américains «pointues». Sur TSR 2, les cibles en PdM sont plus modestes. C’est ainsi que la documentation peut y prendre assez facilement place.

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«68» de Patrick Rotman - Paris en mai!

Justement, cette programmation ? Il est une règle suivie le plus souvent possible par la TSR : lancer une émission avant la chaîne généraliste de France qui dispose des mêmes droits et a souvent pris en charge les frais élevés de l’adaptation en langue française. Mais cette volonté déborde aussi sur des documents de création d’origine française.

C’est ainsi que l’on vit sur TSR 2 «68» de Patrick Rotman au soir du dimanche 30 mars 2008 une dizaine de jours avant son passage sur France 2 (mardi 8 avril). On comprend pourquoi : la meilleure part de marché contribue à maintenir la moyenne annuelle la plus haute possible. Dans «68», l’auteur a bien traduit sa volonté d’insérer les évènements de France dans une vision globale, dominée dans plusieurs pays par des priorités politiques ( la lutte contre la guerre du Vietnam aux USA et ailleurs, la fin du «Printemps de Prague», etc).

A cette volonté de priorité de la TSR sur ses concurrentes, il y a au moins une exception. Nos programmateurs ignorent-ils volontairement ce qui se passe sur ARTE? «Ré-généris», une série canadienne de grande valeur à travers ses préoccupations écologiques, vue sur ARTE, n’a sauf erreur pas été présentée sur TSR 2. ARTE semble bien avoir su prendre de vitesse tous ses rivaux francophones avec la diffusion de la magistrale série «The war». ARTE n’est donc pas considérée à Genève comme un concurrent? A quand «The War» sur la TSR où la documentation de haut niveau est pourtant bien accueillie.

FYLY