Archives pour la catégorie ‘Uncategorized’

Un sondage rigoureusement exclusif en réponse à de bonnes questions récurrentes.

Mercredi, septembre 8th, 2010

Lors des « 30 ans des SRT », Gilles Marchand, directeur de la RTS, a posé à son auditoire quelques bonnes questions récurrentes. Suite à un sondage assez peu scientifique, dont il est certain qu’il n’est aucunement représentatif du public, contrairement à toutes les interventions des anonymes que l’on trouve sur tous les forums d’émissions de la RTS, sur les sites RSR et TSR, qui elles doivent être représentatives par leur publication régulière, voici les réponses de l’échantillon composé d’un seul élément, un certain Monsieur Moi-Même.

Y a-t-il assez de culture à la télévision ?

Non !

Certains rendez-vous d’information ne sont-ils pas trop hachés et superficiels à la radio ?

N’étant ni avocat genevois, ni représentant de l’UDC, qui ont réponse à tout dans bon nombre d’émissions, ma réponse est « Je ne sais pas » !

Le débat politique n’est-il pas trop réducteur, polarisé à la TV ?

Si « débat » sous-entend « Infrarouge », oui, surtout s’il est envahi d’avocats genevois et de représentants de l’UDC.

La radio et la télévision ne sont-elles pas trop lémano-centristes ?

Peut-être ben que oui, peut-être ben que non ! N’aurait-on pas du écrire rhodano-centriste en pensant aux plus hauts cadres de le RTS, masculins dans la cinquantaine ? Heureusement, l’arc jurassien quand on l’étend jusqu’à Fribourg est sur-représenté lors du « Dîner à la ferme » ( quatre sur sept, un scandale !).

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Arc jurassien et Fribourg, 4 représentants sur 7, donc le 57,1428571428 %
Population des mêmes comparée à celle de l’ensemble de la Suisse romande : 32 %
Un bel exemple de sous-repésentation rhodano-lémanique


A quoi servent les fictions américaines à la TV, qui de plus sont trop violentes ?

A remplir de multiples cases des programmes pour un prix de revient peu élevé. Heureusement, les émissions trop violentes, qui se caractérisent par la présence du logo rouge qui flétrit plus le sexe plaisir que la violence du monde qui se reflète dans les téléjournaux, sont programmées très tardivement, parfois par tranches de trois épisodes. Ce sont en général des séries américaines pointues qui retrouvent la saveur du temps qui passe, attisent les conflits entre le noir et le blanc sans tomber dans la grisaille et assurément participent à l’enrichissement du langage audiovisuel contemporain. Plus l’émission est tardive et plus il y a de chances qu’elle soit de grande qualité.

Entretien avec le quérulent « Monsieur Moi-Même » retranscrit le mercredi 8 septembre 2010 après « Infrarouge » par Fyly.

A Table !

Vendredi, septembre 3rd, 2010

Hasard de la programmation ? Convergence qui se produit en période d’incertitude ou de doute ? Le cinéma attire les foules avec le relief à prix augmentés. Dans le même temps, trois chaînes invitent le consommateur à se lécher potentiellement les babines. Faute de se livrer à des exercices pratiques au restaurant, au lieu de faire soi-même, on regarde faire !

Masterschef ( TF1 – jeudis soirs ).

Un immense décor planté dans une usine désaffectée permet de trouver place pour des dizaines de cuisiniers amateurs retenus parmi des centaines de candidats. Ils font tous la même chose. Ils sont autorisés à formuler une ou deux petites phrases.Trois professionnels jugent les différents candidats quand ils reçoivent l’ordre de se présenter devant eux. Suspens avant la formulation du jugement. Cette forme de télévision s’inscrit dans la lignée du « Maillon faible » : priorité à l’élimination.

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Une sous-section de candidats cuisiniers alignés dans un décor artificiel (Photo TF1)


Un dîner presque parfait ( M6 –cinq soirs par semaine)

Chaque concurrent organise chez lui un repas où les produits locaux sont mis à l’honneur. Le cuisinier donne quelques indications sur son travail. Les invités formulent leurs observations parfois même amicalement critiques. Une voix hors champ meuble en partie le silence ! Le jugement porte sur la finesse de l’accueil, sur la décoration de la table mais aussi sur la qualité du repas. Il ne doit guère y avoir de stratégie égoïste dans la distribution des notes. En fin de semaine, il n’en reste qu’un qui participera à la suite de la compétition.

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Bénédicte, candidate recevante le 02.09.10 pour

“Un diner presque parfait” ( Photo M6)

Dîner à la ferme (TSR1 .- vendredis soirs ).

Comme l’an dernier, sept concurrents. Chacun reçoit chez lui les six autres qui donnent des notes pour apprécier l’accueil et la qualité de repas. On suit ce qui se passe en cuisine. Pendant ce temps, les invités découvrent les différentes activités économiques de la ferme. Il n’y a pas d’élimination. Le commentaire n’est pas envahissant. On apprend au fur et à mesure à mieux connaître les uns et les autres.

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En deuxième étape, dans le canton du Jura, le 3 septembre : famille Cattin (Photo TSR)

Petite chaîne généraliste de service public, la plus éloignée des émotions provoquées par la « téléréalité », la TSR fait clairement mieux que les deux grandes chaînes commerciales de France. L’esprit d’élimination agressive souffle sur TF1, où il y a cent mille euros à gagner. M6 permet à ses candidats de faire apprécier la bonne cuisine ; la TSR aussi. Et je ne suis pas chauvin !

“True Blood” mieux que “Twilight”

Vendredi, août 27th, 2010

Un vieux souvenir de la “Hammer”

La nuit tombée, une belle jeune femme entre seule dans sa chambre, ouvre sa fenêtre, jette au loin la gousse d’ail qui repousse le vampire, gagne son lit, observe le vent caresser les rideaux. Etendue sur le côté, elle dégage de tout obstacle son cou d’un geste voluptueux : une des plus belles scènes d’amour au cinéma est ainsi déjà jouée. Le vampire attendu n’a même plus besoin d’arriver.

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Photo de famille de “True Blood” dans une ambiance bleu-vampire ( Photo HBO)


La saga cinématographique de “Twilight”


C’était il y a longtemps, dans un petit film de série B de la britannique Hammer, productrice heureuse de films de genre, souvent signés de Terence Fisher. Vampires et loups-garous continuent de fréquenter nos écrans. Le grand est envahi trois fois déjà par la saga « Twilight », fascination, tentation, hésitation en attendant révélation. Chaque spectateur apporte ses deniers au caissier de l’entreprise hollywoodienne. Le total s’exprime en millions de dollars. Le beau Robert Pattinson est toujours poursuivi par des hordes de jeunes admiratrices. L’hésitante Bella Swan conserve pourtant sa virginité.

Alan Ball, déjà dans “Six feet under”

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Sookie Stockhouse ( Anna Paquin) le personnage principal de “True Blood” inventé par Alan Ball ( Photo HBO)


« True Blood » est discrètement présenté par TSR1, dans la nuit du dimanche au lundi, entre 23 :00 et 01 :00. Les noctambules peuvent suivre cette série pointue, d’Alan Ball, déjà chef d’équipe des scénaristes de « Six feet under ». Impossible de compter les millions de spectateurs ainsi rencontrés un peu partout dans le monde pour comparer leur effectif à celui de la saga cinématographique. Le téléspectateur ne rapporte directement rien au caissier de HBO. Le succès se mesure à travers l’audimate pour les chaînes cryptées ou les publiques généralistes. La consommation n’est pas la même dans les deux médias

Le logo rouge pour “True Blood”

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Jason, le frère de Sookie (Ryan Kwander) ( Photo HBO)

Deux formes de satisfaction différent aussi entre grand écran et petit. La saga filmée reflète assez bien une morale conformiste inscrite dans le sillage de Georges W.Bush et surtout de Sarah Palin, qui fut sa candidate à la vice-présidence. « True blood », avec ses dix personnages principaux, sa vingtaine de secondaires lance un appel à l’esprit de tolérance, au rapprochement entre communautés. C’est par moments un hymne à l’amour et au plaisir partagé, entre une femme et un vampire. La série est affublée, sur le petit écran romand en tous cas, du logo rouge qui « punit » les scènes d’amour mais n’accompagne que rarement des massacres par armes à feu, couteaux ou violences gratuites à mains nues.

Après Locarno, 63ème du nom…

Samedi, août 21st, 2010

Dans la presse écrite, à la radio, sur le petit écran et autres déclinaisons, les festivals de cinéma les plus commentés pour les romands pourraient bien être Cannes devant Locarno (ou Locarno devant Cannes) suivis par «Visions du réel». Mais que reste-t-il, ensuite, de nos lectures, écoutes et visions comparées?

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Le cinéaste chinois li Hongqi tient son Léopard d’Or pour son films “Vacances d’hiver”. Mais le verra-t-on un jour dans les salles du pays ou au moin sur les petits écrans de chaque région de la SSR-SRG ? Hélas, si les annéees se suivent et se ressemblent, il y aura seulement cette image.

Effet assurément très positif de la désormais célèbre convergence entrée en vigueur : sur le site de la RTS (la nouvelle unité), Locarno apparaît aussi bien à la radio que sur les petits écrans, avec accès à des documents presque immédiatement mis à disposition. Il est vrai que l’actu n’a que faire de telles manifestations. Ce qui en est écrit, dit ou vu devrait rester accessible en permanence. Dans cet archivage immédiat, une information partout ou presque est donnée s’il s’agit de télévision: la durée du document. La même information n’est pas toujours fournie pour les documents parlés : on peut commencer une écoute sans avoir combien de temps il faudra y consacrer. Maladresse de novice qui ne sait pas comment écouter une partie seulement d’un document?

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Il a de l’allure, le félin qui sert de symbole au Festival de Locarno parti à la recherche des 290 films de son édition 2010 ( contre 400 un an auparavant), 148 mille sièges occupés ( contre 157 mille en 2009)

Les vedettes, ce devraient être les films. Deux mille films au moins sont proposés aux différentes sections de Cannes chaque année. C’est simple, il suffit d’un timbre sur une enveloppe même pas cartonnée contenant un DVD pour se faire connaître! Hier, il fallait expédier de coûteux et lourds colis de pellicule 35 mm, ce qui freinait la mondialisation des propositions. Ne restent alors qu’une ou deux centaines de films proposés aux festivaliers lors des fréquents dix jours d’un grand festival, même du plus petit des grands, comme Locarno. Il y en a vingt dans la «manif» la plus prestigieuse, la compétition avec une demi-douzaine d’objets en or ou autre décernés par moins de dix élus. Si on finit par voir arriver sur nos écrans presque tous les primés de Cannes, ceux de Locarno restent souvent en rade, hier comme aujourd’hui; Maire ou Père, c’est la même chose.

Un festival devient une sorte d’exposition où les visites d’invités, les polémiques, les rétrospectives, les hommages, les comparaisonentre nouveau et ancien directeurs forment la substantifique moëlle. Le précieux dossier personnel fait de coupures de presse restera disponible mieux que les mots et visions éphémères sortis du micro et des écrans. Vive le papier!

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Le bientôt ex-chef de la section du cinéma, Nicolas Bideau, rêvait d’un Locarno glamour . On aura fait un peu de glamour avec la “mascotte* du festival en deux de ses déclinaisons, en 2009 déjà.  A Locarno, les vedettes devaient être les films…