Il y aura du boulot
Edito publié dans l’édition du 19 mars de L’Express/L’Impartial
Un accouchement aux forceps! Le Conseil d’Etat a mis neuf mois pour se décider à nommer un nouveau conseil d’administration pour l’Hôpital neuchâtelois. Neuf mois durant lesquels on a certes tenu des états généraux de la santé, qui étaient censés calmer le jeu dans cette affaire explosive. Mais où l’on a surtout continué à s’écharper joyeusement. Et en particulier au sein du Conseil d’Etat, ce qui nous semble particulèrement grave.
Tournons donc la page désormais. Le gouvernement s’est finalement rendu à l’évidence qu’il était nécessaire de nommer un conseil d’administration composé non de politiciens, mais de professionnels à la fois de la santé et du dialogue. Eurêka! Il leur a certes fallu neuf mois, mais cette solution peut être considérée comme la plus logique.
Ces nouveaux administrateurs auront donc du pain sur la planche. Ils devront d’abord décrypter les signaux politiques venus tant du Conseil d’Etat que du Grand Conseil. Ils devront ensuite fixer les grandes orientations que devra appliquer la direction générale de l’Hôpital neuchâtelois. Sans oublier de rassurer des employés, à tous les échelons, pour le moins déstabilisés par le psychodrame de ces derniers mois. L’expérience de la nouvelle présidente Claudia Moreno en «gestion des ressources humaines en période difficile» ne sera pas de trop pour conduire cette opération pour le moins délicate. Et elle aura besoin d’être soutenue par le Conseil d’Etat.
