Kratos, l’homme qui tue des dieux
Vitrine technologique de la console de Sony dès ses débuts, la licence «God of War» éblouit sur PlayStation 3. Kratos, le héros de la série, n’en démord pas, il veut sa vengeance sur les dieux de l’Olympe.
La démesure. Seul ce mot décrit avec justesse le rythme, la mise en scène, la violence et la réalisation technique de «God of War III». Les joueurs s’y attendaient, mais pas à ce point.
Le but reste inchangé depuis trois épisodes. Tout casser, déchirer et parfois même éviscérer. «God of War III» s’adresse à un public adulte (dès 18 ans) avec brutalité et, par moments, avec érotisme. En effet, quelques scènes chaudes s’introduisent dans ce ballet de destruction.
Pour parvenir à détruire les dieux de l’Olympe, Kratos (le héros) dispose d’armes tranchantes et d’un arc. A chaque arme s’associe un coup spécial (magie) pour faire de la place lorsque les assaillants deviennent trop nombreux. Suivant la tradition des jeux de «je tape sur tout le monde, puis je passe aux suivants» (type «Bayonetta» ou «Devil May Cray»), Kratos améliore ses capacités avec l’expérience acquise en tuant les méchants. Ainsi, les coups suivis (combos) augmentent au fil de l’aventure et apportent au héros la puissance nécessaire à son but. Les scènes d’action laissent parfois la place à de l’exploration, question de récolter de nombreux objets facultatifs à votre succès mais bien utiles face aux colosses qui vous attendent.
L’emballage de «God of War III» bascule dans la démesure. Les décors sont énormes, certains adversaires dépassent la hauteur d’un immeuble de dix étages et la mise en scène n’a pour but que de vous couper le souffle. Et elle y parvient.
S’il est vrai que «dans le cochon, tout est bon», pas dans «God of War III». Certes, il ne s’agit que de détails, mais la durée de vie avoisine les dix heures. C’est peu. Et malgré des grands environnements, le jeu se résume à une succession de «couloirs». De plus, les sauts se révèlent imprécis. Ça nous a coûté quelques «game over».
Si vous appréciez le style, «God of War III» n’a pas d’égal. Sa réalisation est à couper le souffle et laisse une trace indélébile dans l’histoire (très jeune) du jeu vidéo. /LCR
 
«God of War III» (Sony)
Age conseillé: 18 ans
Genre: tuer, éviscérer, recommencer.
Machine: PlayStation 3.
Appréciation: 18/20
Laurent Cretenet
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