Sonic développe son «Mario Kart»

Samedi 6 mars 2010

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Prenez un «Mario Kart» bien mûr, mettez-le dans une boîte de jeu avec Sonic et toute sa clique, puis secouez énergiquement. Vous obtenez «Sonic & Sega All-Stars Racing».

Soyons clairs, «Sonic & Sega All-Stars Racing» copie sans scrupule le grand «Mario Kart». Et alors? Auteur d’un titre réussi, Sega évite le piège du plagiat sans relief.

A l’image de son modèle, Sonic lance le joueur dans des courses folles où la victoire s’obtient tant par la conduite que la récolte d’objets décisifs. Les 24 tracés inspirés par six licences de Sega disposent d’une variété bienvenue où les décors chatoyants et colorés sont surtout faits de courbes. Car une des particularités du jeu réside dans la nécessité de déraper dans les virages afin d’obtenir un turbo à la sortie. Sans ces glissades, la victoire vous quitte dès les premières courses terminées.

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Les kilomètres parcourus, additionnés à des bonus en fonction des résultats, se transforment en monnaie (Miles). Ainsi, dans la boutique locale, vous dépensez vos gains en nouveaux circuits, en pilotes supplémentaires (20 en tout) et en musiques (32 à débloquer).

Mais avant de pouvoir tout acheter, vous devez gagner des courses. Commencez par choisir un des personnages vedettes de Sega comme Sonic, Amigo, Beat, Ryo, Dr Eggman ou Alex Kidd qui possèdent chacun son véhicule propre. Puis lancez-vous dans un contre-la-montre (avec fantôme), une mission (comme la version DS de «Mario Kart»), une course simple ou alors le mode Grand Prix. Encore une fois, ce mode principal «vampirise» «Mario Kart» sans se poser la moindre question puisqu’il possède six coupes composées de quatre circuits chacune.

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Arrêtons-nous sur quelques particularités de cette version. Sega introduit des options appréciables pour les plus férus. Ainsi, les objets à récolter sur la piste et les obstacles qui traversent la route parfois se désactivent via un menu. Dans cette configuration, le jeu supprime toute notion d’aléatoire et de coup de chance découlant des bonus comme les fusées à tête chercheuse ou autre turbo. De plus, trois niveaux de difficultés se configurent. Et, expérience faite, même l’intermédiaire donne du fil à retordre.

A plusieurs, c’est l’éclate totale. Quatre joueurs en écran partagé ou huit par internet peuvent se défier dans des courses à rebondissements.

Le bilan flatte Sega qui remonte ainsi la pente sur consoles («Sonic aux JO» était déjà un succès) et propose aux fans un jeu type «Mario Kart» qui, lui, est disponible sur toutes les consoles. /LCR

«Sonic & Sega All-Stars Racing» (Sega)
Age conseillé:
7 ans
Genre: courses folles
Machines: PlayStation 3, Xbox 360, PC, Wii et DS.
Appréciation: 16 /20

Le bundle de Splinter Cell Conviction

Mercredi 3 mars 2010

Microsoft communique sur la commercialisation du bundle Splinter Cell Conviction. Cette édition limitée contiendra une manette sans fil, un micro-casque filaire et le jeu “Tom Clancy Splinter Cell Conviction” qui sera, faut-il le rappeler, une exclusivité XBox 360.

Bien sûr, certaines rumeurs laissent déjà augurer une sortie sur PlayStation 3 de la série d’infiltration de Ubisoft dans les mois suivants. Ce ne serait pas le premier titre à proposer une telle commercialisation.

Le bundle sera disponible en Europe dès le 15 avril 2010 au prix moyen de Fr. 419.- (TTC). 

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«Heavy Rain», le polar de la PS3

Lundi 22 février 2010
Oubliez le jeu vidéo tel qu’il est vu par le grand public. Exit les poursuites en voitures, pas de soldats d’élite ou de mafieux flingueurs. «Heavy Rain» se vit comme une expérience, de l’intérieur, une sorte de polar qui vous implique dans le scénario.

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David Cage, PDG de Quantic Dream, prévient le monde du jeu vidéo. «Ce jeu sort des sentiers battus. Il s’adresse à un public adulte et essaie d’explorer de nouveaux territoires.»

Le territoire de «Heavy Rain» s’inspire de celui de «Farenheit» (disponible depuis 2005), dont il est, en quelque sorte, la suite. Le principe est limpide mais déstabilisant pour le joueur: le scénario est le cÅ“ur du jeu et c’est vous qui l’influencez directement.

Passés les premiers instants de prise en main longs comme un jour sans jeu, «Heavy Rain» pose un scénario lugubre n’épargnant personne. Une pluie omniprésente, des scènes sombres ainsi que des couleurs ternes habillent parfaitement l’histoire du tueur à l’origami (petit pliage en papier). A travers quatre personnages qui n’ont rien en commun au départ, vous enquêtez sur une série de meurtres d’enfants. Le rituel est immuable. Une victime disparaît, la famille reçoit des indices accompagnés d’un origami puis, trois à cinq jours plus tard, le corps du petit est retrouvé dans un terrain vague. Evidemment, un enfant vient d’être porté disparu…

Les scènes se suivent: du père de famille au détective privé - en passant par l’agent du FBI - tout en demandant au joueur-spectateur de déplacer le personnage ainsi que d’activer des actions. Par exemple, lors d’un interrogatoire, les différentes touches orientent les débats ou durant une bagarre musclée, vos réflexes changent le cours de l’histoire. Attention, certaines décisions peuvent laisser la vie sauve à un protagoniste. D’ailleurs, c’est un des intérêts du concept.

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Côté réalisation, Quantic Dream assume son ambition. Chaque séquence est mise en scène avec soin cherchant perpétuellement les premiers plans ainsi que des mouvements de caméra. Pas de doute, nous retrouvons tout ce qui fait les bases d’un film. Cette ambiance superbement posée associée aux actions contextuelles implique le joueur jusqu’à une immersion unique à ce jour.

Seuls regrets, un rythme parfois soporifique et des déplacements accusant une bonne quinzaine d’années de retard à l’image des premiers «Resident Evil». C’est incompréhensible.

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La tentation de revivre certains passages différemment, ainsi que le nombre de séquences font de la durée de vie un argument supplémentaire pour ceux qui hésitent encore à se lancer dans l’expérience.

«Heavy Rain» confirme le profil de visionnaire de David Cage qui tourne le dos au jeu vidéo traditionnel et imagine ainsi ce qu’il faut appeler l’électronique de loisir de demain.

Laurent Cretenet

«Heavy Rain» (Sony)
Age conseillé:
18 ans
Genre: Film-jeu
Machines: PlayStation 3
Appréciation: 17 /20

Mass Effect 2 rectifie le tir

Lundi 8 février 2010

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Le premier épisode avait marqué les esprits par un mélange savoureux entre de l’action pure, des phases de recherche, des dialogues et une gestion poussée de l’inventaire. «Mass Effect 2» corrige le tir et s’oriente d’avantage vers un large public.

Selon les affirmations de Casey Hudson, directeur de projet de «Mass Effect 2», Bioware a écouté les demandes des joueurs: «Dans l’équipement, il y avait trop d’éléments à l’écran. Beaucoup de joueurs s’y perdaient.». Que de belles paroles, mais dans les faits, «Mass Effect 2» perd la plus grande partie de ces qualités de jeu de rôle. Les fans de la première heure peuvent ronchonner dans leur coin, mais les développeurs d’Edmonton apportent quelques nouveautés non négligeables dans le jeu.

Les points forts de «Mass Effect 2» puisent leur base dans le premier épisode. L’univers science-fiction, très travaillé, met en scène des personnages au caractère bien trempé. Les dialogues, désormais plus vifs, demandent toujours au joueur de choisir entre deux ou trois réponses différentes. Les options ainsi sélectionnées modifient l’opinion des équipiers. Et en dialoguant subtilement, Sheppard peut les amener à une loyauté totale ce qui débloque une mission unique. A la clé, des compétences supplémentaires pour ce coéquipier.

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Les phases d’action pure avec des combats à la troisième personne (genre «Gear of War») représentent désormais le cÅ“ur du jeu. A noter quelques améliorations lors des affrontements comme les munitions limitées et les équipiers qui se placent à la demande. Plus reposants, les moments d’exploration et de discussion permettent d’améliorer les équipements et de débloquer de nouvelles missions. Entre deux objectifs, le joueur a la possibilité de scanner toutes les planètes avec un curseur afin de dénicher des ondes qui indiquent la présence de minerais. Une simple sonde (à acheter) s’occupe de récupérer la trouvaille nécessaire à la fabrication des armes et des armures.

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Alors peut-on honnêtement reprocher les choix opérés par Bioware en orientant sa série vers un public plus large? La réponse dépend de vos goûts, mais de notre côté, nous savourons l’arrivée d’un tel jeu dans les bacs.

Dans tous les cas, un troisième volet verra le jour, car dès le départ, «Mass Effect» était prévu pour devenir une trilogie.

«Mass Effect 2» (Electronic Arts)
Age conseillé:
18 ans
Genre: Mélange action aventure
Machines: XBox 360, PC
Appréciation: 18 /20

Laurent Cretenet

Assassin’s Creed II accueille la Bataille de Forli

Jeudi 28 janvier 2010

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Ubisoft l’avait promis dès le départ, Assassin’s Creed II va accueillir deux extensions payantes en ce début d’année. La première est maintenant disponible.

Cette petite extension, distribuée au prix de 320 points Microsoft (env. CHF 6 francs., 682 Mo), n’ajoute pas d’environnement au jeu de base. Il s’agit d’un scénario supplémentaire (séquence 12) qui met en scène Machiavelli et Catérina Sforza dans leur combat qui les oppose aux frères Orsi.

Cet ajout peut s’acheter tant via le XBox Live que le PlayStation Store.

A la fin du mois de février, Le Bûcher des Vanités (séquence 13) devrait venir compléter Assassin’s Creed II.

De leur côté, les poceseurs de PC doivent encore attendre jusqu’au 4 mars 2010 pour voir débarquer Ezio Auditore sur leur machine. En contrepartie, Assassin’s Creed II PC comprend d’office les deux extensions vendues séparemment sur les consoles de salon (La Bataille de Forli et Le Bûcher de la Vanité). De plus, les joueurs PC peuvent choisir en trois éditions différents:

  1. La version standard: jeu + missions supplémentaires Bataille de Forli & Bûcher des Vanités
  2. White edition: Jeu + missions supplémentaires Bataille de Forli & Bûcher des Vanités + 1 lieu secret des Templiers (Santa Maria Dei Frari) 
  3. Black Edition: Jeu + missions supplémentaires Bataille de Forli & Bûcher des Vanités + 3 lieux secrets des Templiers (Palais Medicis, Santa Maria Dei Frari, et entrepôt du Chantier Naval)

«Vancouver 2010» reçoit un diplôme

Samedi 23 janvier 2010

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En attendant les vrais athlètes à partir du 12 février 2010, Sega vous invite à la course aux chronos des Jeux olympiques de Vancouver. Le résultat mitigé ne permet pas à «Vancouver 2010» de se hisser parmi les médaillés.

Développé par Eurocom, auteur du plaisant «Pékin 2008», «Vancouver 2010» disposait de tous les atouts de la réussite. Mais ça n’a pas suffi face à l’avarice des développeurs tant dans le nombre de disciplines que dans l’immersion.

Au menu, 14 disciplines (36 pour «Pékin 2008»!), à sélectionner avec attention. Laissons de côté le patinage de vitesse raté et le ski acrobatique impraticable pour nous intéresser tout d’abord au ski de piste. La descente, le super-G, le slalom géant et le slalom spécial affichent une présentation très réaliste. Les sensations avec la neige, les bosses à gérer ainsi que la vitesse font de ces épreuves de ski alpin de belles réussites. Le contrôle des skieurs, bien que réduit au plus simple, laisse apparaître une accessibilité agréable sans basculer dans la facilité. Un équilibre toujours délicat, parfaitement géré.

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Le saut à ski procure encore plus de sensations. Les instants sont intenses, assis au départ attendant le moment propice pour s’élancer. Une fois parti, le bruit du vent augmentant avec la vitesse, associé à la respiration du sauteur, aux skis qui tremblent et à la vue qui se trouble, pousse l’immersion du joueur à son paroxysme. De plus, comme dans tout le jeu, les paysages dignes d’une carte postale de haute montagne ajoutent le plaisir des yeux à celui des sensations. Un résultat remarquable.

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Moins réussi, mais de bonne facture, le bobsleigh ainsi que le skeleton et la luge (les trois sont très proches) parviennent à transmettre une expérience bien différente d’autres épreuves. Notamment avec une impression de vitesse décoiffante.

Hormis un nombre de disciplines chétif, le gros point noir de «Vancouver 2010» se trouve dans le mode Jeux olympiques (un comble!) bizarrement raté. Le souci ne vient pas des épreuves, mais de la crédibilité de l’enrobage. Quand vous participez à une discipline, il n’y a que quatre concurrents dans le classement final! Pourquoi? Et question d’achever la magie des jeux, les adversaires s’appellent «ORD USA» pour le représentant des Etats-Unis ou «ORD POR» pour celui du Portugal. Eh oui, vous avez bien lu, lors de notre médaille d’argent à la descente, le coureur portugais a remporté l’or. Avec tout le respect dû aux athlètes du Portugal, la probabilité est plutôt faible.

Autre aberration, lors du slalom spécial dames, avec une concurrente Suisse, le générateur automatique de personnages nous a placé une jeune fille de couleur. Bon, d’accord, ce n’est qu’une question de temps, mais il est certain qu’aucune skieuse suisse du cadre national soit de couleur. La pointe exotique est sympathique, mais c’est le réalisme qui en prend un coup.

Mais ces gros problèmes ne doivent pas éclipser les épreuves réussies comme le ski alpin ou le saut à ski qui assurent à «Vancouver 2010» un diplôme olympique, faute de médailles. /LCR

Vancouver 2010 (Sega)
Age conseillé: 8 ans
Genre: épreuves hivernales
Machines: PS3, XBox 360, PC
Appréciation: 14 /20

 LAURENT CRETENET